
Bien choisir son photographe événementiel | Comète Studio
Choisir son photographe événementiel : les critères qui comptent, et le seul qui change tout — un prestataire qui filme aussi. Un passage, deux supports.
La veille de la livraison, j’étais seul dans la cour de la caserne Belliard, à Fontenay-le-Comte, avec une logistique un peu absurde sur les bras : allumer un à un les logements, descendre faire mes clichés au sol et au drone, puis tout remonter éteindre. Quand l’appareil a décollé au-dessus de la cour, j’ai compris que le bâtiment tenait la nuit aussi bien que le jour. L’éclairage de la cour intérieure suffisait à dessiner les lignes de la façade sans les écraser, et la symétrie du plan en U se lisait d’un seul coup d’œil depuis le ciel.
Comète Studio documente ce genre de réhabilitation au moment de la livraison, pour le compte du promoteur. Une caserne de cavalerie classée devenue résidence ne se photographie pas comme un programme neuf : la même image doit porter la pierre du 18e siècle et le confort d’aujourd’hui. Pour la caserne Belliard, la nuit était le moment juste.
La caserne Belliard est une ancienne caserne de cavalerie bâtie à partir de 1752 à Fontenay-le-Comte, inscrite aux Monuments Historiques depuis 1929 et quittée par l’armée en 2008.
Le projet remonte plus loin. En 1720, l’ingénieur du roi Claude Masse inscrit déjà l’emplacement sur le plan urbain de la ville, alors considérée comme un axe stratégique entre Limoges et l’océan. Le Conseil du roi approuve la caserne le 28 juillet 1750, sur des plans dressés par Parent, sous-ingénieur des Ponts-et-Chaussées, que son anoblissement fera connaître sous le nom de Parent de Curzon. La première pierre est posée le 1er août 1752 ; le premier régiment, le Royal-Bourgogne, entre dans les murs en 1768. L’édifice adopte un plan en U en moellon calcaire, avant-corps en pierre de taille, couronné d’un fronton sculpté de trophées militaires qui rappelle sa vocation guerrière.
Le chantier du 18e siècle fut tout sauf tranquille. La Ville finance l’ouvrage par les droits d’octroi et doit emprunter dès 1753 pour tenir. L’entrepreneur fontenaisien Maupetit, défaillant, cède la place au Choletais Alexandre Hiou, mort en mai 1755 ; Charles Fonteneau reprend alors la conduite des travaux. En 1760, une expertise réunit l’architecte fontenaisien Dumesnil et Parent lui-même pour juger de l’avancement. La sculpture du fronton et la serrurerie, vers 1765, reviennent au sculpteur Héricart et au serrurier Jean-Baptiste Trutteau. Parent de Curzon dirigera encore une réfection en 1776.
Le site doit son nom au général Augustin-Daniel Belliard (1769-1832), natif de Fontenay-le-Comte, comte d’Empire et pair de France, dont le nom figure sur l’Arc de Triomphe. En 1839, l’architecte communal Auguste Garnereau y ajoute des écuries pour 192 chevaux, construites entre 1841 et 1843 ; le lieu sert de dépôt de remonte militaire de 1839 à 1914. Après l’occupation allemande de 1940 à 1944 et un passage de la SEITA, la caserne réintègre l’administration militaire jusqu’au départ définitif des troupes en 2008. Elle restera vacante plus de douze ans.
Le vrai casse-tête de l’opération se joue sur les anciennes écuries Garnereau : insérer des appartements aux angles droits dans un bâtiment dont le plan dessine un fer à cheval. Un plan courbe ne pardonne pas l’à-peu-près.
Aménager des logements dans les écuries Garnereau revient à poser des pièces droites contre un mur qui, lui, ne l’est pas. Ces trois corps en moellon calcaire, bâtis entre 1841 et 1843 pour abriter 192 chevaux de cavalerie, dessinent un fer à cheval d’environ 2 407 m² ; on y a livré 42 appartements du T1 au T3, de 41 à 75 m². Chaque cloison doit rattraper l’écart entre la façade courbe et la trame orthogonale des séjours et des salles d’eau. La courbe génère des angles résiduels, que le plan absorbe en y plaçant rangements et gaines techniques plutôt que des pièces de vie. Le résultat que j’ai photographié garde des volumes droits et lumineux côté habitable, sans recoin perdu, et réserve la lecture de la courbe aux seules circulations communes. C’est cette discipline qui fait la réussite des écuries Garnereau.
Ma première venue sur le site fut pour ces écuries. En parcourant les logements livrés, j’ai retrouvé cette logique à l’œil : des séjours droits et clairs, la courbe renvoyée aux parties communes, où des éléments de façade en métal artificiellement oxydé répondent à la pierre du 19e siècle. Plusieurs appartements ouvrent sur de vastes jardins privatifs.
Côté prise de vue, l’enveloppe courbe rebat les cartes. Un mur courbe ne renvoie pas la lumière comme un mur droit : il l’étire en un dégradé continu là où un mur plat donne un aplat franc. Mes lignes de fuite ne tombent jamais parallèles ; le cadrage doit composer avec cette fuite permanente au lieu de la redresser. Sur les écuries Garnereau, j’ai joué de la courbe plutôt que de la combattre, en cherchant l’angle où elle porte l’image sans la déformer.
Pour un architecte, c’est ce type de détail qui mérite l’image : la façon dont un plan contraint a été résolu sans le trahir, plus que le décor lui-même. Mes cadrages sur les écuries cherchent d’abord ça, la géométrie tenue.
La réhabilitation de la caserne Belliard est portée par le promoteur CIR (Compagnie Immobilière de Restauration), via sa filiale C Investissement dirigée par Franck Temim, sous le contrôle des Bâtiments de France.
Le groupe CIR est l’un des spécialistes français de la réhabilitation du bâti ancien en cœur de ville. Le classement au titre des Monuments Historiques impose ici un cahier des charges exigeant : restauration des façades en pierre, du fronton sculpté, du portail en fer forgé surmonté de flèches peintes à la feuille d’or, réfection des toitures en ardoise. Le site est éligible à la loi Monuments Historiques, qui permet aux acquéreurs de déduire le montant des travaux de leur revenu.
L’opération se déroule en deux actes. L’Acte 1, sur le corps principal, est lancé en 2020 : 35 logements du T1 au T3, dont une quinzaine avec jardin, réunis sous le nom de résidence « Hôtel du général Belliard », avec une cour intérieure traitée en espace minéral. L’Acte 2 reprend les écuries Garnereau, pour 42 appartements supplémentaires livrés en 2025. À terme, la caserne Belliard compte 77 logements sur un ensemble d’environ 21 000 m². L’architecte de la réhabilitation n’est pas documenté publiquement ; les noms qui restent attachés au lieu sont ceux de ses bâtisseurs, Parent de Curzon et Auguste Garnereau.
Documenter la caserne Belliard, c’est sortir d’une même intervention des images calibrées pour des usages différents. La cour de nuit au drone fait un visuel de presse et un hero de page d’accueil ; les intérieurs de jour servent la brochure et les annonces de commercialisation. Le promoteur repart avec ce jeu complet sans avoir à me faire repasser, et je travaille en autonomie avec lui comme avec les architectes, sans m’immiscer dans leurs échanges. Les programmes du Groupe CIR sont reconnus pour le soin de leur communication ; sur des opérations comme la caserne Belliard, ces images sortent de mes passages avant-travaux et à la livraison. J’interviens sur ce type de chantier comme photographe d’architecture et de patrimoine depuis 2016, fichiers livrés sous 48 heures.
Fontenay-le-Comte, en Vendée, à deux heures de route de mon studio girondin, fait partie des opérations que je suis hors de ma région ; sur la même année, j’ai cadré des biens semblables à La Rochelle et, plus loin encore, à Besançon pour le même promoteur.
S’il fallait ne garder qu’une image de tout le site, ce serait l’escalier de la caserne principale, repris marche après marche. C’est là que se lit le vrai sujet de ces chantiers : moins la performance que le soin.
Qui a réhabilité la caserne Belliard de Fontenay-le-Comte ? La réhabilitation est portée par le promoteur CIR (Compagnie Immobilière de Restauration), via sa filiale C Investissement dirigée par Franck Temim. Le chantier a été conduit sous le contrôle des Bâtiments de France, le site étant inscrit aux Monuments Historiques depuis 1929. L’opération s’est déroulée en deux actes, de 2020 à 2025, pour 77 logements au total.
Pourquoi photographier un monument réhabilité de nuit ? La nuit révèle la conception lumière d’un bâtiment, ce que le jour aplatit. À la caserne Belliard, l’éclairage de la cour intérieure dessine la symétrie et donne au drone une image impossible à obtenir en plein soleil. C’est typiquement le genre de visuel qui sert ensuite la presse et la page d’accueil d’un programme.
Comète Studio se déplace-t-il en dehors de la Gironde ? Oui. Comète Studio est basé en Gironde et intervient partout en France sur ce type de réhabilitation patrimoniale, comme à Fontenay-le-Comte en Vendée ou à Besançon. Les fichiers sont livrés sous 48 heures après l’intervention.
Depuis 2016, Sébastien Piedloup documente des opérations de réhabilitation et de construction partout en France : suivi de chantier, photographie de bâti ancien, prises de vues drone. Il intervient sur des projets patrimoniaux exigeants, en secteur sauvegardé comme sur des programmes neufs, pour des promoteurs, des architectes et des entreprises de restauration. Sa spécialité : saisir un lieu avant les travaux pour mieux en révéler la renaissance.

Choisir son photographe événementiel : les critères qui comptent, et le seul qui change tout — un prestataire qui filme aussi. Un passage, deux supports.

L’ancienne Banque de France de Troyes, édifiée en 1885 boulevard Victor-Hugo, réhabilitée par Urban Premium en 25 logements signés Colomès + Nomdedeu.

L’ancienne Banque de France de Laval, hôtel de la Broise de 1832, réhabilitée par le Groupe CIR en 23 logements signés III·V Architecture (loi Malraux).

L’Hôtel Isabey de Besançon, hôtel particulier néoclassique de 1775 signé Colombot et classé Monument Historique, réhabilité en 62 logements par le Groupe CIR.

La caserne Belliard de Fontenay-le-Comte, caserne de cavalerie de 1752 classée Monument Historique, renaît en 77 logements. Récit photo de sa livraison.

Inspection de toiture par drone : diagnostiquer une couverture avant travaux, sans échafaudage. Photos annotées et orthophoto. Devis sous 48 h.