
Bien choisir son photographe événementiel | Comète Studio
Choisir son photographe événementiel : les critères qui comptent, et le seul qui change tout — un prestataire qui filme aussi. Un passage, deux supports.
Certaines réinterprétations du passé fonctionnent, d’autres non. La Fiat 500 relancée et la Mini relookée il y a plus de vingt ans se vendent encore, parce qu’elles gardent l’âme de l’original tout en changeant presque tout le reste. Le néo-rétro en architecture obéit à la même règle, avec le même risque : faire cohabiter des matières, des philosophies et des époques sans tomber dans le pastiche. À l’ancienne Banque de France de Troyes, au 6 boulevard Victor-Hugo, ce pari a été tenu.
Comète Studio photographie ce type de réhabilitation au moment de la livraison, pour le compte du promoteur. Cette opération auboise, à plus de 500 km de mon studio girondin, m’a offert un terrain de jeu rare : un édifice de 1885 dans lequel une écriture contemporaine a été greffée sans effacer l’ancien. Pour un photographe, c’est exactement le genre de dialogue qui se donne à voir.
L’ancienne Banque de France de Troyes est une succursale néoclassique construite en 1885 au 6 boulevard Victor-Hugo, occupée par l’institution pendant 137 ans avant sa reconversion en logements.
L’ancienne Banque de France de Troyes, au 6 boulevard Victor-Hugo, est une succursale édifiée en 1885 par Charles Dupuy, architecte en chef de la Banque de France, associé à l’architecte troyen Nicolas-Olympe Fontaine. Elle appartient à la dernière génération de succursales provinciales nées de la loi de 1857, qui imposa à l’institution d’ouvrir un établissement dans chaque département encore dépourvu. Trois corps de bâtiment sur trois niveaux, environ 4 000 m² de plancher, une cour intérieure et un jardin : l’édifice a abrité toutes les fonctions d’une grande succursale pendant 137 ans. Au printemps 2022, la Banque de France quitte les lieux pour un local de 300 m² près de la gare, laissant ces 4 000 m² vacants. Le bâtiment est alors racheté par Urban Premium et réhabilité en 25 logements, inaugurés le 26 juin 2025.
Ce vocabulaire néoclassique se lit sur la façade : une brique rouge rythmée de chaînages de pierre blanche, des baies aux encadrements de pierre, une toiture à la Mansart percée de lucarnes. Il découle d’une règle de l’époque, la maîtrise d’œuvre partagée entre un architecte du siège parisien et un architecte local. Charles Dupuy, qui signa aussi les succursales de Beauvais, Meaux ou Belfort, en tenait la conception ; Nicolas-Olympe Fontaine en assurait l’ancrage troyen. Troyes est l’un des derniers exemples de cette génération bâtie entre 1860 et 1885.
Mon coup de cœur, à Troyes, tient à l’intégration d’une structure franchement contemporaine dans le bâtiment ancien.
Le néo-rétro est piégeux. Il faut faire tenir ensemble des philosophies et des matériaux opposés, à une époque où l’œil et les attentes ont changé. Quand je suis allé au bout du hall d’entrée et que j’ai débouché dans la cour intérieure, j’ai été agréablement surpris. Un bardage métallique ondulé, d’un vert d’eau discret, habille les parois, tandis que de longues poutres claires franchissent la cour à ciel ouvert. Au sol, un lit de gravier ponctué de pas japonais ronds et un jeune arbre dans son bac composent un jardin minéral presque zen. Des matériaux réputés froids, le métal et le bardage, que ce vert et cette lumière finissent par réchauffer. Je me suis amusé à jouer avec les lignes, les perspectives et les matières. Le néo-rétro réussi ne copie pas le passé : il lui répond.
Ce résultat n’est pas un hasard. La réhabilitation a été confiée au cabinet troyen Colomès + Nomdedeu, qui associe un architecte du patrimoine et un architecte à l’écriture plus contemporaine. Les deux associés revendiquent une architecture d’aujourd’hui qui prolonge la ligne historique au lieu de la singer, ce qu’ils opposent à l’architecture pastiche trop souvent pratiquée en secteur ancien. À l’intérieur, l’ancienne salle de réception de la banque a été transformée en atrium ouvert sur un patio, et la salle des coffres du sous-sol, avec ses comptoirs d’origine, a été conservée comme mémoire du lieu.
La façade, elle, a reçu un traitement d’une grande finesse : brique rouge et chaînage de pierre, toiture à la Mansart percée de lucarnes, ferronneries remises en état. Pour le photographe que je suis, c’était un régal, surtout dans cette tension entre l’édifice de 1885 et les greffes contemporaines, qui donne un sujet à chaque cadrage.
L’ancienne Banque de France de Troyes a été réhabilitée par Urban Premium en 25 logements du T1 au T4, sur environ 4 000 m², inaugurés le 26 juin 2025. La maîtrise d’œuvre a été confiée au cabinet Colomès + Nomdedeu.
Urban Premium, société de gestion spécialisée dans l’immobilier résidentiel patrimonial, a porté l’acquisition et la réhabilitation via l’une de ses SCPI. L’opération s’inscrit dans le programme national Action Cœur de Ville, qui vise à redonner de l’attractivité aux centres des villes moyennes, et mobilise le dispositif fiscal Denormandie, réservé à la rénovation de logements anciens en centre-ville. Action Logement a réservé 19 des 25 appartements pour des salariés du bassin d’emploi troyen.
Le programme conjugue confort contemporain et éléments d’époque. Les logements ont été livrés avec cuisines et salles de bain équipées, double vitrage et une isolation renforcée portant l’ensemble à un niveau énergétique D au minimum, ce qui reste notable dans un édifice du 19e siècle. En parallèle, la réhabilitation a préservé les éléments d’époque : cheminées de marbre, escalier de bois en colimaçon, corniche à denticules et moulures des plafonds, sans oublier la salle des coffres. Les sols ont été refaits en parquet de chêne à chevrons, dans l’esprit des lieux. À l’extérieur, les jardins ont été replantés, avec une large surface végétalisée et de grands arbres.
Un bâtiment comme celui de Troyes réunit, dans un même lieu, plusieurs sujets que le promoteur doit montrer : une façade néoclassique, une cour contemporaine, des intérieurs patrimoniaux, des jardins.
Sur une livraison de ce type, mon rôle est de rapporter l’ensemble en une seule intervention, sous une forme directement exploitable : une image pour la commercialisation, une autre pour la presse, une troisième pour la brochure, sans qu’il faille me faire repasser. Je sais lire l’intention d’un projet parce que j’ai vendu pendant dix-huit ans avant de devenir photographe : je cadre pour servir à la fois le bien à commercialiser et le geste des architectes qui l’ont dessiné. Le travail se fait en autonomie, avec le promoteur comme avec la maîtrise d’œuvre.
À Troyes, le pari néo-rétro a payé, et c’est précisément ce dialogue entre deux siècles que mes images cherchent à rendre lisible. Une réhabilitation de cette qualité mérite un photographe qui en comprend l’enjeu, au-delà des seuls volumes.
J’ai documenté d’autres reconversions patrimoniales du même esprit, comme l’ancienne Banque de France de Laval et la Caserne Belliard à Fontenay-le-Comte. Si vous préparez la livraison d’un programme patrimonial et cherchez un photographe de réhabilitation patrimoniale capable de saisir le dialogue entre ancien et contemporain, c’est ce regard que j’apporte, partout en France, avec des images livrées sous 48h.
Qui a réhabilité l’ancienne Banque de France de Troyes ? La réhabilitation a été portée par Urban Premium, société de gestion spécialisée dans l’immobilier résidentiel patrimonial, qui a transformé l’édifice de 1885 en 25 logements du T1 au T4. La maîtrise d’œuvre a été confiée au cabinet troyen Colomès + Nomdedeu. Les logements, inaugurés le 26 juin 2025, s’inscrivent dans le programme Action Cœur de Ville et le dispositif Denormandie, avec 19 appartements réservés par Action Logement.
Qu’est-ce que le néo-rétro en réhabilitation patrimoniale ? Le néo-rétro consiste à faire cohabiter une écriture architecturale contemporaine avec un bâti ancien, sans imiter le style d’origine. À l’ancienne Banque de France de Troyes, il prend la forme d’une cour intérieure aux lignes géométriques, en métal et bardage, insérée dans un édifice néoclassique de 1885. La réussite tient à l’équilibre entre respect du patrimoine et geste contemporain assumé, ici porté par le cabinet Colomès + Nomdedeu.
Comète Studio se déplace-t-il partout en France ? Oui. Comète Studio est basé en Gironde et intervient dans toute la France ; l’ancienne Banque de France de Troyes, dans l’Aube, se trouve à plus de 500 km du studio. Les reportages de livraison sont livrés sous 48h.
Depuis 2016, Sébastien Piedloup documente des opérations de réhabilitation et de construction partout en France : suivi de chantier, photographie de bâti ancien, prises de vues drone. Il intervient sur des projets patrimoniaux exigeants, en secteur sauvegardé comme sur des programmes neufs, pour des promoteurs, des architectes et des entreprises de restauration. Sa spécialité : saisir un lieu avant les travaux pour mieux en révéler la renaissance.

Choisir son photographe événementiel : les critères qui comptent, et le seul qui change tout — un prestataire qui filme aussi. Un passage, deux supports.

L’ancienne Banque de France de Troyes, édifiée en 1885 boulevard Victor-Hugo, réhabilitée par Urban Premium en 25 logements signés Colomès + Nomdedeu.

L’ancienne Banque de France de Laval, hôtel de la Broise de 1832, réhabilitée par le Groupe CIR en 23 logements signés III·V Architecture (loi Malraux).

L’Hôtel Isabey de Besançon, hôtel particulier néoclassique de 1775 signé Colombot et classé Monument Historique, réhabilité en 62 logements par le Groupe CIR.

La caserne Belliard de Fontenay-le-Comte, caserne de cavalerie de 1752 classée Monument Historique, renaît en 77 logements. Récit photo de sa livraison.

Inspection de toiture par drone : diagnostiquer une couverture avant travaux, sans échafaudage. Photos annotées et orthophoto. Devis sous 48 h.