
Bien choisir son photographe événementiel | Comète Studio
Choisir son photographe événementiel : les critères qui comptent, et le seul qui change tout — un prestataire qui filme aussi. Un passage, deux supports.
Devant une ancienne Banque de France, l’imagination part toujours dans la même direction : les coffres, les lingots, les salles fortes. À Laval, dans l’ancien hôtel de la Broise au 44-46 rue de Bretagne, je n’y ai pas échappé. En franchissant le hall, mon premier regard est resté mesuré : de beaux détails, une belle hauteur, sans plus. La bascule est venue après, quand j’ai poussé la porte d’un des premiers appartements et que la qualité du lieu m’a sauté au visage.
Comète Studio photographie ce type de réhabilitation au moment de la livraison, pour le compte du promoteur. Cette opération mayennaise, à plus de 350 km de mon studio girondin, je l’ai découverte une fois les logements terminés, dans ce bref instant où le bâtiment restauré est encore vide et où tout se donne à voir d’un coup.
L’ancienne Banque de France de Laval occupe l’hôtel de la Broise, un hôtel particulier néoclassique construit en 1832 au 44-46 rue de Bretagne, que l’institution rachète en 1857 pour en faire son siège mayennais.
L’hôtel de la Broise, au 44-46 rue de Bretagne à Laval, est un hôtel particulier de style néoclassique édifié en 1832 pour une grande famille lavalloise dont il porte le nom. En 1857, la loi de renouvellement du privilège de la Banque de France impose l’ouverture d’une succursale dans chaque département encore dépourvu : c’est dans ce cadre que l’institution achète l’hôtel pour y installer ses activités. La banque y reste plus d’un siècle et demi, avec ses guichets, son administration et ses coffres-forts. Une extension est ajoutée en 1924. Après le déménagement de la succursale vers un bâtiment plus fonctionnel, l’hôtel de la Broise est vendu début 2021 au Groupe CIR, qui le réhabilite en logements. La Ville de Laval rachète la même année le parc arboré attenant, ouvert au public depuis juin 2022.
Le bâtiment porte les marques de ses deux vies. Ses façades en pierre de tuffeau, ce calcaire crème des bords de Loire, encadrent un péristyle à colonnes surmonté d’une galerie. À l’intérieur, la fonction bancaire a laissé ses guichets historiques dans le grand hall et ses coffres-forts, l’un et l’autre conservés lors de la réhabilitation.
Ce qui rend une ancienne Banque de France fascinante à photographier, c’est l’écart entre ce qu’on imagine en entrant et ce qu’on finit par y voir.
En me perdant dans les couloirs, je suis arrivé devant l’accès aux anciens coffres-forts. Une grille d’acier bleu-gris ferme aujourd’hui le départ de l’escalier qui descend au sous-sol, posée au-dessus d’un sol de mosaïque géométrique bleu et ocre, tandis que la rampe en fer forgé doré de la descente a été conservée. Devant cette porte, mon imagination s’est emballée : des lingots empilés du sol au plafond, des liasses, des piles de pièces, toute une vie souterraine qui a dû se jouer là pendant plus d’un siècle. À Laval, les coffres sont vides depuis longtemps ; le trésor, désormais, c’est le décor.
Ce décor, je l’ai trouvé dans l’appartement que j’ai préféré. Des boiseries de chêne clair courent du sol à la corniche, avec des panneaux de papier peint damassé encadrés dans le bois. Une vitrine d’angle vitrée et ses placards bas à motif de losange ont été restaurés et remis en service, exactement là où ils se trouvaient à l’époque de la banque : la récupération de ces anciens rangements pour un usage contemporain est le genre de détail qui me touche. Les hautes fenêtres en plein cintre laissent entrer une lumière franche, et même les cache-radiateurs, derrière leurs grilles métalliques, ont été intégrés dans la menuiserie. Plus loin, une cheminée de marbre veiné porte un grand trumeau à miroir cintré, sous une rosace de plâtre ouvragée au plafond ; le parquet, refait en chêne à larges lames, file vers les ouvertures.
Photographier cela, c’est montrer comment un lieu conçu pour mettre l’argent à l’abri est devenu un lieu où l’on vit. L’histoire saute aux yeux, et c’est elle que le promoteur a besoin de raconter à ses acquéreurs.
L’ancienne Banque de France de Laval a été réhabilitée par le Groupe CIR en 23 logements, du T1 au T4 bis duplex, pour 1 501 m² habitables, livrés en décembre 2024. La maîtrise d’œuvre a été confiée au cabinet III·V Architecture.
Le Groupe CIR (Compagnie Immobilière de Restauration), promoteur bordelais fondé en 1988, est l’un des spécialistes français de la réhabilitation du bâti ancien en cœur de ville. L’opération relève de la loi Malraux, qui conditionne l’avantage fiscal à une restauration complète et respectueuse du bâtiment. Le site est inscrit dans le périmètre de l’AVAP de Laval et signalé comme patrimoine architectural remarquable, ce qui encadre strictement le traitement des façades et des extérieurs.
Le cabinet III·V Architecture, anciennement Lionel Vié & Associés, fondé à Angers en 1967, a conduit le projet en conservant l’essentiel : escalier monumental en bois, moulures, cheminées de marbre, portes ouvragées et parquets. Les guichets historiques ont été gardés dans un grand hall coiffé d’une verrière ventilable, qui fait descendre la lumière au cœur du bâtiment. Un patio a été ouvert à la jonction avec l’extension de 1924, et les combles ont accueilli des logements en duplex. Le tout vise un niveau de performance énergétique exigeant pour un édifice du 19e siècle.
En parallèle, la Ville de Laval a racheté les 2 300 m² de parc arboré attenant pour en faire un jardin public, inauguré le 4 juin 2022. L’ancienne banque et son parc, longtemps fermés derrière leur mur, sont ainsi rendus à la ville.
Une ancienne Banque de France réunit, dans un même bâtiment, tous les registres qu’un promoteur doit montrer : un hall monumental, des appartements ornés, une façade de pierre, un parc.
Sur une livraison comme celle de Laval, mon travail consiste à rapporter l’ensemble en une seule intervention, sous une forme directement exploitable : une image pour la commercialisation, une autre pour la presse, une troisième pour la brochure, sans qu’il faille me faire repasser. Je connais l’usage de chaque image parce que j’ai vendu pendant dix-huit ans avant de devenir photographe, et cette logique commerciale oriente mes cadrages autant que ma lumière. Le travail se fait en autonomie, avec le promoteur comme avec les architectes, sans empiéter sur la relation qu’ils entretiennent avec leur client.
Aujourd’hui, des familles s’installent là où l’on gardait des billets, et le parc resté clos pendant des décennies accueille les promeneurs lavallois. C’est peut-être la plus belle histoire d’une ancienne banque : qu’elle finisse par rouvrir ses portes.
J’ai documenté d’autres reconversions du même type, comme l’ancienne Banque de France de Troyes, et d’autres opérations du Groupe CIR, dont l’Hôtel Isabey à Besançon. Si vous préparez la livraison d’un programme patrimonial et cherchez un photographe de réhabilitation patrimoniale, c’est ce regard que j’apporte sur le terrain, partout en France, avec des images livrées sous 48h.
Qui a réhabilité l’ancienne Banque de France de Laval ? La réhabilitation de l’ancienne Banque de France de Laval, l’hôtel de la Broise, a été menée par le Groupe CIR (Compagnie Immobilière de Restauration), promoteur spécialisé dans la rénovation du bâti ancien en cœur de ville. Livré en décembre 2024, le projet a transformé l’édifice en 23 logements du T1 au T4 bis duplex, pour 1 501 m². La maîtrise d’œuvre a été assurée par le cabinet III·V Architecture (Angers), dans le cadre de la loi Malraux.
Que sont devenus les coffres-forts et les guichets de la Banque de France ? Les guichets historiques ont été conservés dans le grand hall, et les coffres-forts ont été maintenus en place, accessibles pour des visites occasionnelles. Ce parti pris garde la mémoire de la fonction bancaire du lieu tout en l’ouvrant à un usage résidentiel, ce qui constitue un argument fort pour la commercialisation d’un programme patrimonial.
Comète Studio intervient-il en dehors de la Gironde ? Oui. Comète Studio est basé en Gironde et se déplace partout en France ; l’ancienne Banque de France de Laval, en Mayenne, se trouve à plus de 350 km du studio. Les reportages de livraison sont livrés sous 48h.
Depuis 2016, Sébastien Piedloup documente des opérations de réhabilitation et de construction partout en France : suivi de chantier, photographie de bâti ancien, prises de vues drone. Il intervient sur des projets patrimoniaux exigeants, en secteur sauvegardé comme sur des programmes neufs, pour des promoteurs, des architectes et des entreprises de restauration. Sa spécialité : saisir un lieu avant les travaux pour mieux en révéler la renaissance.

Choisir son photographe événementiel : les critères qui comptent, et le seul qui change tout — un prestataire qui filme aussi. Un passage, deux supports.

L’ancienne Banque de France de Troyes, édifiée en 1885 boulevard Victor-Hugo, réhabilitée par Urban Premium en 25 logements signés Colomès + Nomdedeu.

L’ancienne Banque de France de Laval, hôtel de la Broise de 1832, réhabilitée par le Groupe CIR en 23 logements signés III·V Architecture (loi Malraux).

L’Hôtel Isabey de Besançon, hôtel particulier néoclassique de 1775 signé Colombot et classé Monument Historique, réhabilité en 62 logements par le Groupe CIR.

La caserne Belliard de Fontenay-le-Comte, caserne de cavalerie de 1752 classée Monument Historique, renaît en 77 logements. Récit photo de sa livraison.

Inspection de toiture par drone : diagnostiquer une couverture avant travaux, sans échafaudage. Photos annotées et orthophoto. Devis sous 48 h.